Jeudi 24 juin 2010
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18:37
ETAPE 18 - KIVA - BOUKHARA
le 24 juin Position : N 39°45' 41,3'' E 64°24' 51,8''
8 h 30 départ en convoi. La sortie de ville n’est pas aisée. On longe des rizières, des champs de coton. La route nous est annoncée en mauvaise état sur 200
kms.

Ca se vérifie « in situ ». Slaloms pour éviter trous, bosses, ornières. De l’asphalte « lisse » sur quelques centaines de mètres, on croit que c’est fini et on se
laisse piéger par un « trou » qu’on ne voit pas arriver… la porte du placard à bouteilles a cédé…la bouteille de ricard tombe -sans se casser- dans un bruit sourd inhabituel. On referme et
quelques kilomètres plus loin ce sont les 3 autres bouteilles qui suivent le même chemin -toujours sans se casser-
On croise sur la route de vieux autocars français avec des publicités et des adresses françaises (Cornouailles, Istres, Sainte Marie) autant de véhicules qui
viennent terminer leur carrière sur les routes défoncées d‘Ouzbékistan par on ne sait quelle filière…
. Nous faisons une halte pour apprécier le point de vue sur l’Amoudaria, l’immense fleuve que nous longeons depuis plusieurs jours. L’endroit serait idéal pour
déjeuner, mais sur cette route du désert on peut manger des brochettes dans une cahutte avant le poste de gendarmerie à une cinquantaine de kilomètres de là. Va pour les brochettes… que nous
n’avons jamais trouvées…

L’heure du repas est bien avancée, Anne et Gil,qui sont en tête, ont pour mission de nous trouver une oasis agréable, on peut rêver….mais bien sûr rien de tel à
l’horizon. On prend le parti de s’arrêter sur le bas côté de la route. Un petit terre plain leur semble sympa. Gil s’y engage, comme on l’aurait certainement fait nous- mêmes, mais son camping
car reste bloqué dans le sable…enlisé. Les hommes sortent et commencent à utiliser pelles US, tapis plastique…mais la solidarité dans le désert, comme en mer, est bien réelle. 2 camions
s’arrêtent et 4 gaillards ouzbeks prennent la situation en main, font reculer les camping cars, accrochent une corde à celui d’Anne et Gil et tirent avec leur camion. Echanges de cadeaux, photos
et grandes poignées de mains et tout çà sans parler la même langue…c’est beau…


Un arrêt serait nécessaire pour faire quelques courses, c’est dans deux échoppes en bois, sur le bord de la route qu’on trouve pain, tomates, eau…le minimum
vital.
Nous sommes les 4 derniers à arriver, comme toujours. On s’est inquiété de notre retard. Nous retrouvons notre guide, envoyé en éclaireur, qui nous attend à un point
stratégique pour nous conduire jusqu’au camp
le 25 juin, journee a BOUKHARA

