Jeudi 5 août 2010
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ETAPE 48 - IRKOUTSK premier jour
Jeudi 5 août
Position : N : 52° 03’ 24,3’’
E : 104° 36’ 11,4’’
La nuit a été fraiche (4° dehors à 7 h). Pas d’heure de départ fixée. Chacun décide. Nous pensons Dominique, Monique, dite Momo la calculette, et nous, partir vers
8h pour faire les 550km jusqu’à Burduguz près du lac Baïkal.
En chemin, arrêt sur une site chamanique avec le lac Gocinoe, en fond de décor, puis courses à Oulan Ude.
Les produits changent au fil de nos déplacements. L’addition est toujours aussi peu élevée : un sac bien rempli pour 820
roubles (soit 20 euros). Il en est de même pour le diésel à un peu plus de 50 centimes d’euro le litre. Heureusement car des kilomètres nous en avalons…
La route est très inégale : quelques rares portions lisses et beaucoup d’autres à faire gémir « grave » les amortisseurs…on roule sur cette route comme on surfe sur
des vagues, avec souvent un choc plus fort quand la vague est plus haute…On longe le lac Baïkal, duquel on est séparé par des arbres. On profite des trouées pour l’admirer sous le soleil.
Impossible de trouver un endroit d’où on puisse le voir pour le repas du midi.

On reprend la route assez vite, car on est encore loin… puis soudain arrêt sur la route…une queue importante devant nous et la même qui s’allonge et s’allonge
derrière nous… que se passe-t-il? Impossible d’avoir une explication… il n’y a que des russes. Une famille sort de sa voiture, nous tentons un dialogue…je propose à boire et un gâteau à la petite
fille et nous recevons en échange une bouteille de « kvas » une boisson du coin, faite maison, à base de pain fermenté ? (pas encore bue…?) et une bouteille de vodka. C’est vraiment très
gentil.
Mais la file est toujours immobile….et çà durera près de 4 h !!! On apprendra, en passant dessus, qu’il y avait des travaux sur la voie de chemin de fer. Le
passage à niveau restait donc bloqué longtemps… et les trains sont longs, en Russie, plus de 50 wagons pour certains !! Une fois le passage à niveau passé, la file étant la même de l’autre côté,
nous nous sommes trouvés face à face, avec des véhicules qui voulaient « resquiller » et doubler la file…à eux de s’écarter, non mais!!! Il nous restait encore 100 kms… de nuit, en montagne, sur
des pentes et des montées à plus de 10% quelquefois, des camions…bref un long moment difficile pour les nerfs…
Nous sommes finalement arrivés à 1 h du matin, très peu de temps après beaucoup d’autres qui ont vécu les mêmes péripéties…
ETAPE 48 - IRKOUTSK 2ème jour
vendredi 6 aout
A 9h, un car nous attendait pour nous faire visiter la ville de près d’1 million d’habitants ; visite d’ une ancienne église orthodoxe, rescapée des destructions
systématiques des édifices religieux de l’époque.soviétique.

mariage russe...
Courses au marché de la ville où des fraises, des framboises, des tomates à foison sont présentes à tous les étals avec moult autres fruits et légumes…
Repas de poissons du Baïkal au restaurant face au lac. Le temps est beau, propice à une ballade en bateau.
Le lac Baïkal est l’œil bleu de la planète, la perle de Sibérie. Il fait 636 km de long, compte 2000 km de ligne côtière et atteint par endroit 1637 m de profondeur.
C’est le plus ancien lac du monde et le plus grand réservoir d’eau douce (25% des réserves d’eau douce de la planète). Il se trouve entre deux plaques tectoniques et subit près de 2000 secousses
par an. En 2007, elles ont atteint 7,7 sur l’échelle de Richter ce qui a provoqué des vagues de plus de 6 m de hauteur.


les sirènes du lac !!!
Le lac Baïkal, malgré ses 30 millions d’années reste « jeune » car son fond est oxygéné, donc vivant. La couche supérieure, lorsqu’elle atteint 4°, descend, ce qui
arrive 2 fois l’an. Contrairement au lac Tanganyika, qui, a superficie égale, a des eaux chaudes. Au-delà de 200 m de profondeur, l’hydrogène sulfuré, empêche toute vie d’exister.
Il compte 2900 espèces animales et végétales endémiques, dont 300 espèces d’écrevisses. Il gèle en hiver, la glace fait 1m50 d‘épaisseur et des routes sont créées
pour traverser le lac.
Pour les chamans, le lac Baïkal est « une mer sacrée ». Selon la légende « ceux qui se baignent une fois dans le lac Baïkal connaissent le bonheur jusqu’à la fin de
leurs jours ».
A défaut de s’y baigner, j’en ai pris une bouteille… on ne sait jamais…